Les revers subis par la junte de Bamako face aux groupes insurgés réinstallent Alger dans une position de médiateur après des années de recul de son influence dans la région.

Le bouleversement politico-militaire en cours au Mali est aussi un tournant dans la géopolitique régionale. Les percées territoriales réalisées le samedi 25 avril par les groupes insurgés djihadistes et indépendantistes du Nord malien face à une armée de Bamako désormais sur la défensive reconfigurent en effet les lignes de force dans la zone sahélo-saharienne en remettant en selle un pays : l’Algérie.
Cette dernière avait vu son influence régresser depuis la fin 2023 sur ses marches méridionales à mesure que sa relation virait à l’orage avec la junte malienne et, par voie de conséquence, avec les pouvoirs putschistes du Niger et du Burkina Faso solidaires au sein de l’Alliance des Etats du Sahel. Les contacts étaient quasiment rompus entre le Mali et l’Algérie, le premier fustigeant comme « un soutien au terrorisme » les appels de la seconde à dialoguer avec les groupes armés touareg et arabes de l’Azawad (nord du pays).









