Madagascar : Mamy Ravatomanga visé par un troisième mandat d’arrêt international pour pillage minier

Le filet judiciaire continue de se resserrer autour de l’un des hommes les plus puissants de la Grande Île. Ce jeudi 5 mars 2026, le Pôle Anti-Corruption (PAC) d’Antananarivo a officiellement émis une nouvelle notice rouge à l’encontre de Mamy Ravatomanga. Longtemps considéré comme le pivot financier et l’éminence grise de l’ancien pouvoir sous la présidence d’Andry Rajoelina, le magnat de l’industrie fait désormais l’objet de trois mandats d’arrêt distincts. Cette nouvelle procédure cible spécifiquement ses activités opaques dans l’industrie extractive malgache, un secteur stratégique pour l’économie nationale. L’homme d’affaires, qui préside le groupe Sodiat, est accusé d’avoir orchestré un vaste système de corruption pour favoriser ses intérêts dans les exploitations minières de l’île. Selon les premières révélations de l’enquête, le préjudice financier se chiffrerait en millions de dollars de revenus détournés au détriment du Trésor public malgache. Factuellement, Madagascar possède des gisements uniques de nickel, de cobalt et de terres rares, et la justice soupçonne Ravatomanga d’avoir utilisé son influence politique pour obtenir des concessions avantageuses et contourner les régulations fiscales en vigueur entre 2019 et 2025.
