L’édition 2026 de ce grand rendez-vous du secteur privé, qui se tiendra les 14 et 15 mai à Kigali, rassemblera les décideurs du continent venus de près de 75 pays pour imaginer de nouvelles dynamiques de coopération et atteindre une masse critique.
Alors que le multilatéralisme est remis en question, que les flux de capitaux se réorganisent et que l’économie mondiale se redessine, les rapports de force évoluent à une vitesse sans précédent. Face à ces bouleversements, le continent africain doit poursuivre sa dynamique de développement dans un monde toujours plus fragmenté. Pour y parvenir, il est essentiel qu’il atteigne une taille critique, condition indispensable à son intégration et à sa compétitivité. Ce thème sera le fil conducteur de l’édition 2026 de l’Africa CEO Forum* (ACF) qui se tiendra, à Kigali, les 14 et 15 mai.
Investisseurs, décideurs publics, chefs d’État et d’entreprises… ce sont plus de 2 000 acteurs du secteur public et privé que l’événement réunira autour de la thématique « Scale or fail : pourquoi le capitalisme africain doit unir ses forces ».
« Si l’Afrique veut peser dans la compétition mondiale, elle doit dépasser les réflexes de patriotisme économique et embrasser une ambition plus vaste : unir ses forces à l’échelle du continent. Les alliances transfrontalières, la mutualisation des capitaux et des risques, ainsi qu’une ambition véritablement continentale seront les clés de la prochaine génération de champions africains », a fait valoir Amir Ben Yahmed, président de l’Africa CEO Forum, en appelant à supprimer les obstacles physiques et réglementaires qui freinent l’atteinte d’une taille critique pour le continent.
Investissements, infrastructures et réglementations
Les discussions s’articuleront autour de trois leviers essentiels à la construction de cette dimension continentale : des investissements conjoints, une harmonisation des réglementations et des infrastructures intégrées. Dix ans après l’ouverture des négociations de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), encore loin d’être pleinement appliquée, malgré son potentiel considérable pour l’intégration économique, les décideurs réunis à l’occasion de l’ACF seront appelés à collaborer au-delà des frontières, à mutualiser les risques et les ressources financières. Ils devront par ailleurs œuvrer à l’émergence de véritables champions africains, capables d’accroître la puissance économique du continent, de stimuler l’emploi et d’affirmer sa place dans le nouvel équilibre mondial.
« L’Afrique dispose de capitaux et de l’élan nécessaire pour accélérer sa croissance et créer des emplois de qualité. L’urgence est désormais de les mobiliser à grande échelle. Cela implique de renforcer la confiance, de partager les risques et d’intensifier les investissements transfrontaliers », a déclaré Makhtar Diop, directeur général de l’IFC, reconnaissant la résilience économique dont a fait preuve le continent, avec des taux de croissance en hausse et des notations souveraines en amélioration – bien fragilisées par le conflit au Moyen-Orient.
Paul Kagame, Sidi Ould Tah, Aliko Dangote…
Engagé à promouvoir le dialogue public-privé africain, l’ACF pourra compter sur la présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement pour sa 13e édition, parmi lesquels le président rwandais, Paul Kagame, et son homologue nigérian, Bola Ahmed Tinubu, mais aussi le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, celui de Guinée, Amadou Oury Bah, et leur homologue mozambicaine, Maria Benvinda Levi.
Un large éventail d’institutions, de multinationales et de fleurons africains sera également représenté. Parmi les participants attendus figurent Makhtar Diop, Sidi Ould Tah (président de la BAD), Aliko Dangote (président de Dangote Industries Limited), Clare Akamanzi (directrice générale de NBA Africa), Peter Geleta (PDG de Trinity Metals), ou encore Mohammed Akoojee (PDG de DP World).
* L’Africa CEO Forum est un événement organisé par Jeune Afrique Media Group, en partenariat avec la Société financière internationale (IFC – groupe de la Banque mondiale)








